Résumé des actualités réglementaires africaines : février 2026

En Afrique, l'année 2026 débute avec une série de mises à jour importantes concernant la paie, la fiscalité et la sécurité sociale. Vous trouverez ci-dessous un aperçu concis des principaux changements réglementaires et de leurs conséquences pour les employeurs opérant dans plusieurs juridictions.
Ghana : paiement obligatoire des salaires en monnaie locale
En août 2025, la Banque du Ghana a confirmé que Ghana Le cedi est la seule monnaie légale pour les transactions nationales. À partir de mars 2026, son application sera strictement contrôlée.
Les employés ghanéens recrutés localement doivent être payés en GHS. Les expatriés peuvent continuer à recevoir des USD, mais uniquement sur des comptes en USD détenus auprès de Fidelity Bank Ghana ou d'Access Bank Ghana, et sous réserve de conditions bancaires strictes et d'exigences de justification continues.
Les employeurs doivent recueillir les documents bancaires conformes au SGH avant la date limite de paie de mars 2026.
Madagascar : nouvelle tranche supérieure d’imposition sur le revenu des personnes physiques
En vertu de la loi de finances de 2026 Madagascar, à compter de janvier 2026, une nouvelle tranche IRSA de 25 % s’applique aux revenus mensuels imposables dépassant 4 000 000 MGA.
Tous les échelons inférieurs restent inchangés. La nouvelle grille salariale est en vigueur depuis la paie de janvier 2026.
Gabon : taux de cotisation CNSS révisés
Par décret n°0487/PR/MASI, Gabon a modifié son Code de sécurité sociale avec effet au 1er janvier 2026.
Les cotisations patronales aux prestations familiales et aux accidents du travail ont été réduites, tandis que les cotisations pour la vieillesse, l'invalidité et le décès ont augmenté et comprennent désormais une part salariale de 5 %.
Les changements sont reflétés par rapport à la paie de février, avec une application rétroactive à janvier 2026.
Eswatini : relèvement du plafond salarial ENPF
Conformément à l'avis juridique n° 5 de 2025, Eswatini a relevé le plafond salarial ENPF de 4 000 € à 4 300 € par mois, à compter du 1er janvier 2026.
Le taux de cotisation reste fixé à 10 % du salaire cotisable, réparti à parts égales. Le montant maximal de la cotisation mensuelle passe à 430 €. Cette modification a déjà été prise en compte dans la paie de janvier 2026.
République démocratique du Congo : taux d'employeur INPP plus élevé
Dans l' République Démocratique du Congo, la contribution patronale à l’Institut National de Préparation Professionnelle est passée de 3 % à 3.5 % pour les employeurs du secteur privé comptant de 1 à 50 salariés.
Le taux révisé est entré en vigueur le 24 septembre 2025 et est entièrement à la charge de l'employeur.
Malawi : Réforme du système de retenue à la source et nouveau taux maximal
Modifications apportées à la Loi sur l'impôt dans Malawi, à compter du 30 décembre 2025, ont restructuré les tranches de PAYE.
Le seuil d'imposition passe à 170 000 MWK par mois. La tranche à 25 % est supprimée et un nouveau taux maximal de 40 % s'applique désormais aux revenus supérieurs à 10 000 000 MWK. Le salaire net sera impacté en fonction du niveau de revenu.
Angola : seuil d'exemption de l'IRT plus élevé
À compter du 1er janvier 2026, l'Angola a relevé le seuil mensuel d'exonération d'impôt sur le revenu de l'emploi de 100 000 Kz à 150 000 Kz.
Toutes les autres tranches ont été modifiées en conséquence. Les revenus jusqu'à 150 000 Kz sont désormais totalement exonérés.
Augmentation du salaire minimum sur tout le continent
Une tendance plus générale se dessine également. Plusieurs pays ont mis en œuvre des hausses substantielles du salaire minimum, motivées par l'inflation, des ajustements attendus depuis longtemps ou une réforme plus large du travail.
Algérie Le gouvernement a relevé son salaire minimum national à 24 000 DZD par mois à compter de janvier 2026. Égypte Le salaire minimum du secteur privé a été relevé à 7 000 livres égyptiennes par mois en mars 2025 dans le cadre d’une réforme plus large du travail. Niger a introduit une augmentation de près de 40 %, tandis que Sierra Leone a mis en œuvre une augmentation de 50 %. Namibie a instauré un salaire minimum horaire national, et Tanzanie Révision des salaires minimaux sectoriels dans 16 secteurs.
Sur un échantillon de 20 pays, les augmentations moyennes estimées s'établissent à environ 17 %.
Implications pratiques pour les employeurs
Pour les employeurs présents dans plusieurs pays, le défi ne se limite pas à la mise à jour des taux légaux. Les dates d'entrée en vigueur, les variations sectorielles et les calculs rétroactifs diffèrent selon les juridictions.
La hausse des salaires minimums entraîne souvent des pressions à la hausse sur l'ensemble des tranches salariales, ce qui affecte l'équité interne, la fidélisation et la planification des effectifs. Un examen structuré des systèmes de paie, de la logique fiscale et de l'architecture salariale globale est donc essentiel.
La préparation, la mise en œuvre précise et la conformité proactive restent la réponse la plus fiable à ce paysage réglementaire en constante évolution.
Choisissez un partenaire EOR et d'externalisation de la paie conforme et fiable partout en Afrique
Africa HR Solutions reste en parfaite adéquation avec la législation de plus de 46 juridictions africaines, vous n'avez donc pas à vous en soucier.
Notre équipe est toujours disponible pour vous guider, répondre à vos questions et travailler avec vous afin de trouver la solution qui correspond le mieux à vos objectifs en Afrique.
Table des Matières
Avertissement : Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif uniquement. Bien que nous nous efforcions de les maintenir à jour et exactes, nous ne faisons aucune déclaration ni ne donnons aucune garantie, expresse ou implicite, quant à l’exhaustivité, l’exactitude, la fiabilité, la pertinence ou la disponibilité de cet article ou des informations, produits, services ou éléments graphiques qui y sont présentés, à quelque fin que ce soit.
Cela pourrait aussi vous intéresser :







